Goelia refusait de payer les loyers covid
Le 11 octobre 2022, la Cour d’appel de Chambéry a rendu un arrêt concernant un litige entre la société Goelia Saint [G] et plusieurs propriétaires bailleurs de la résidence [Adresse 35] à [Localité 36]. La société Goelia Saint [G] exploite une résidence de tourisme et avait suspendu le paiement des loyers en raison de la crise sanitaire liée au Covid-19, invoquant une clause de force majeure dans les baux commerciaux.
Les propriétaires bailleurs avaient assigné la société Goelia Saint [G] en référé pour obtenir le paiement des loyers impayés et la résiliation des baux. Le juge des référés du tribunal judiciaire d’Albertville avait initialement condamné la société Goelia Saint [G] à payer les arriérés de loyers et avait constaté la résiliation de certains baux. La société Goelia Saint [G] avait interjeté appel de cette décision.
La Cour d’appel a examiné plusieurs points. Premièrement, elle a jugé que la société Goelia Gestion, qui avait interjeté appel par erreur, devait être mise hors de cause. Ensuite, la Cour a considéré que la clause de force majeure invoquée par la société Goelia Saint [G] constituait une contestation sérieuse, justifiant la suspension des paiements des loyers. Par conséquent, la Cour a infirmé l’ordonnance de première instance en ce qu’elle avait prononcé des condamnations en paiement de provisions et constaté la résiliation de certains baux.
Communication des comptes par Goelia
En ce qui concerne la communication des éléments comptables, la Cour a confirmé l’ordonnance de première instance, ordonnant à la société Goelia Saint [G] de fournir les bilans annuels des exercices 2018 à 2020 et les comptes d’exploitation, conformément à l’article L. 321-2 du code du tourisme.
Astreinte de 50 € par jour de retard pour la non-communication des bilans et les comptes d’exploitation
La Cour a ajouté une astreinte de 50 € par jour de retard pour la non-communication de ces documents.
Enfin, la Cour a rejeté les autres demandes des parties et a décidé que chacune des parties conserverait la charge de ses propres dépens. La Cour a statué qu’il n’y avait pas lieu à référé sur les demandes en paiement d’arriérés de loyers et de constatation de la résiliation des baux commerciaux en raison d’une contestation sérieuse, renvoyant les parties à se pourvoir devant le juge du fond.
Ainsi, la Cour d’appel a partiellement infirmé l’ordonnance de première instance, tout en maintenant l’obligation pour la société Goelia Saint [G] de communiquer les documents comptables requis.
Dans une autre affaire, Goelia Gestion a été condamnée à rembourser l’eau et d’électricité.