Le 26 novembre 2024, le tribunal judiciaire de Paris a rendu un jugement concernant un litige entre la S.A. NEXITY STUDEA et Monsieur [T] [G] relatif à un bail commercial. Le litige porte sur un local situé à [Adresse 5], [Localité 10], loué pour une résidence étudiante. ​ Le bail initial, signé en 1998, a été renouvelé plusieurs fois, avec des modifications concernant le loyer et son indexation.

Studea: Congé sans indemnité d’éviction invoquant des motifs graves et légitimes

En février 2022, Monsieur [T] [G] a délivré un congé à NEXITY STUDEA, refusant le renouvellement du bail sans indemnité d’éviction, invoquant des motifs graves et légitimes. ​ NEXITY STUDEA a contesté ce congé, demandant sa nullité et le paiement d’une indemnité d’éviction. ​ Le tribunal a examiné plusieurs points de litige :

  1. Clause d’indexation et TVA : Monsieur [T] [G] a accusé NEXITY STUDEA de ne pas respecter la clause d’indexation annuelle du loyer et de lui faire supporter la TVA. ​ Le tribunal a jugé que le loyer était stipulé toutes taxes comprises (TTC) et que NEXITY STUDEA n’avait pas à payer une augmentation de la TVA en plus du loyer contractuel. ​
  2. Communication des comptes-rendus d’assemblées générales : Monsieur [T] [G] a reproché à NEXITY STUDEA de ne pas lui avoir communiqué les comptes-rendus des assemblées générales des copropriétaires. ​ Le tribunal a constaté que le bailleur devait donner un mandat spécial à NEXITY STUDEA pour le représenter aux assemblées, ce qu’il n’avait pas fait. ​
  3. Sous-location : Monsieur [T] [G] a soutenu que NEXITY STUDEA avait procédé à des sous-locations irrégulières sans son consentement. ​ Le tribunal a jugé que la sous-location faisait partie de l’activité autorisée par le bail et que NEXITY STUDEA n’avait pas à obtenir l’accord du bailleur pour chaque sous-location. ​

Le tribunal a conclu que les motifs invoqués par Monsieur [T] [G] pour refuser le renouvellement du bail étaient mal fondés. ​ En conséquence, il a rejeté la demande de nullité du congé formulée par NEXITY STUDEA, mais a reconnu son droit à une indemnité d’éviction.

Le tribunal ordonne une expertise judiciaire pour fixation de l’indemnité d’éviction

Une expertise judiciaire a été ordonnée pour déterminer le montant de cette indemnité et de l’indemnité d’occupation due par NEXITY STUDEA à partir du 1er octobre 2022. ​

Le tribunal a également proposé une médiation pour tenter de résoudre le litige de manière amiable. ​ Les parties devront rencontrer un médiateur pour discuter des modalités de la médiation. ​ Si elles acceptent, le processus d’expertise sera suspendu pendant la médiation. ​

Enfin, le tribunal a fixé une provision de 6.000 euros pour la rémunération de l’expert, à consigner par NEXITY STUDEA avant le 28 février 2025. ​ La demande d’expulsion de NEXITY STUDEA a été rejetée, et l’affaire a été renvoyée à une audience de mise en état le 19 mars 2025 pour contrôle du versement de la consignation. ​ Les dépens et les demandes formées sur l’article 700 du code de procédure civile ont été réservés. ​